Sites historiques

Grotte église de Remonot

La grotte-église de Remonot

Cette grotte est nichée sous un bandeau rocheux de 30 mètres de haut.
Sa salle principale fait 30 mètres de long, 14 de large et 4 de haut.

L’une des 4 sources, dite de Gensombrone, qui est située dans l’axe de l’autel, côté droit ; est connue et reconnue pour ses bienfaits depuis des millénaires. De nombreux ex-voto confirment les bienfaits apportés.
Déjà 200 ans avant JC des druides avaient élevé un autel en l’honneur de la Vierge qui devaient enfanter un Dieu « VIRGINI DEUM PARITURAE » (une plaque de bronze à l’entrée à droite de la grotte rappelle cette présence)
Les ERMITES y furent présents pour propager le culte de Notre-Dame de Pitié, jusqu’au XVIIIe siècle.

Dans ce haut-lieu marial, de nombreux pèlerins se rassemblent en dévotion à la Vierge de Pitié ; sa statue en bois sculpté polychrome date du XII-XVe siècle.
La foi en la Vierge a permis aux habitants du Val de Morteau et des contrées environnantes à traverser les épreuves des invasions, famines, peste, choléra. Même pendant la révolution, ce sanctuaire n’a pas été profané.

De « GRANDS HOMMES » ont contribués à la notoriété de ce site :
-L’Abbé Claude-François THOMAS, 1750-1788, par ses interventions et procès contre les Bénédictins, a permis aux paroissiens de Colombières-Remonot de récupérer l’oratoire, et en 1771 que le sanctuaire de la grotte soit érigé en Eglise succursale. (une pierre sur la façade de l’hôtel de la grotte rappelle son dévouement)
-L’Abbé Jean-François-Noël COSTE, 1850-1879, a rendu la grotte à sa destination séculaire. Il y fit : paver le sol, réaliser la jolie verrière d’entrée et la grille de la Sainte -Chapelle protégeant la statue de la Vierge. (sa pierre tombale se trouve à l’entrée de la grotte et une pierre vers l’autel des ermites commémore son zèle pour la restauration de ce saint lieu)
-L’Abbé Alexis-Marcel DECHAUX, 1925-1941, s’est investi pour la notoriété de ce lieu marial en créant des maisons et environnements accueillants, sans oublier de propager le culte de la Vierge.
Le 17 septembre 1863, à la fin de la rénovation de ce sanctuaire, le cardinal Jacques-Marie-Adrien-Césaire MATHIEU a consacré, sous le vocale de l’immaculée conception, la grotte antique de Notre-Dame de REMONOT. Il était assisté de deux évêques et d’une soixantaine d’ecclésiastiques, environ six mille fidèles participaient à cette célébration.
Le 1er septembre 1963, à l’occasion du centenaire de la consécration de la grotte-église, Monseigneur DUBOIS, en présence de trois évêques, 150 prêtres et environ sept mille pèlerins ; a déposé sur la tête de N.D. de Pitié, après l’avoir bénite, une couronne précieuse, témoignage de la piété reconnaissante des fidèles.
Outre la statue de la Vierge de Pitié
Il y a dans la grotte : 3 autres statues remarquables
Le DIEU DE PITIE XVe en bois polychrome
Ste AGATHE XVIe patronne des nourrices, fondeurs de cloche, bijoutiers
Ste BARBE XVIe patronne des pompiers, artificiers
Dans l’esplanade : St FERJEUX évangélisateur de F.Comté avec St Féréol, sculpté par Albert PASCHE (~ 1930)

Actuellement, on estime qu’environ trois à cinq mille personnes visitent ce lieu marial historique. Trois pèlerinages, lundi de Pentecôte, 15 août, 3e dimanche de septembre, continuent de rassembler de nombreux fidèles.

Le site de la grotte est inscrit aux monuments historiques depuis le 29 décembre 2009

Eglise de Remonot

L'église de Remonot

Les petites chapelles comprenants une vierge sont au nombre de 3 et étaient jadis des lieux de recueillements, de prières et de pélérinages. Tous les ans, les 3 jours précédants immédiatement le jeudi de l'ascension étaient celebrées « les jours de rogations » une procession à pied d'une chapelle à l'autre était organisé avec les habitants du village et le curé.

Clocheton - Remonot

Le clocheton de Remonot

Cet édifice au-dessus de la grotte est attesté depuis de nombreux siècles.
Si auparavant il ne possédait qu’une seule cloche pour appeler les fidèles aux offices ; actuellement depuis 1960-1961 un carillon de 20 cloches jouent l’Avé Maria aux Angélus.

Le clocheton a été rénové en 2004.

Prochainement disponible

La grotte du Trésor

Cette grotte est située, direction Pontarlier au bord de la RD437, à deux kilomètres de la grotte-église, elle mesure 50 mètres de haut sur 76 de large. Elle est intimement liée avec la sainte grotte, notamment par le parfum de la légende ; on dit qu’un dragon s’en fut cacher tout au fond avec ses trésors et qu’un jeune berger, ayant secouru la Sainte Vierge, lui aurait dérobé son butin

Le poids public

Ce « pont à bascule », érigé en 1913, est situé sur la place des Colombières. Il a une capacité de pesage de 6000 kilos. Il est de système FALCOT, fabriqué à LYON-VAISE, son tablier en bois de chêne mesure 5 mètres par 2,10. Le bâtiment a été prolongé en 2013 pour accueillir un abribus pour les collégiens.

Fontaine - Remonot

Fontaine place de la Colombière

Cette fontaine existe à cet emplacement depuis les années 1860.
Son bac en bois a été changé en 1910 par un bac en acier.

Avec l’aménagement de la place, son bac en pierre a été créé en 2012, elle est alimentée par le réseau d’eau. Toutefois, dans un but d’économie d’eau, elle fonctionne en circuit fermé.

Fontaine abreuvoir - Remonot

Fontaine de Remonot

Cette fontaine se situe à la croisée de route, en haut de la rue du moulin, devant la maison la plus ancienne du village, une des seules à ne pas avoir été détruite par les Suédois.

Déjà en 1840 elle était alimentée par des tuyaux en bois, depuis deux sources situées en contrebas de la forêt. Même pendant ces dernières sécheresses, l’eau n’a pas arrêté de couler.

Comme sa consœur des Colombières, son double-bac en bois a été changé en 1910 par un bac en acier avec deux compartiments.

Prochainement disponible

Rainures des charriots

En descendant le chemin du « petit clocher », avant de rejoindre la RD437, se situent sur la droite, creusées dans la roche ; les rainures qui évitaient aux chariots de se mettre de côté, aux risques de se renverser.

Les voituriers utilisaient ce cheminement pour rejoindre la scierie et les moulins situés de l’autre côté du Doubs. (La RD 437 n’existe que depuis les années 1860)

Monument aux morts - Remonot

Monument aux morts de Remonot

Depuis toujours les hommes ont voulu conserver une trace des héros qui sont morts en défendant leur pays. Dans chaque village un monument est dédié aux morts des guerres. Il a été sculpté par GUILLIN de Moutier, et édifié en face de l’église en 1920. Pour les quatre soldats décédés durant la première guerre, on peut lire : « AUX ENFANTS DU PAYS. NOS CHERS DEFENSEURS. GUERRE 1914-1919 », 1919, car nombre de militaires sont décédés après le 11-11-1918. Trois ont laissé leur vie pour défendre notre Patrie durant la deuxième guerre.

Belvédère - Remonot

Le belvédère de Remonot

En dessous de l’église de la Colombière, nous pouvons profiter d’un agréable belvédère qui surplombe la vallée du Doubs et le défilé d’Entreroches.

Sur la gauche le tracé de la ligne de chemin de fer, Besançon – la Suisse, réalisée par la PLM et inaugurée le 4 août 1884, s’engouffre dans le tunnel de 280 mètres de long. Le long de la rivière, la route départementale RD16 finalisée vers 1853, qui se nomme aujourd’hui RD437.

Sur la droite du Doubs, les falaises sont, jusqu’au virage du « mauvais pas », la limite historique du Saugeais (acte de 1348 entre le Comte de Neuchâtel et Hugues de Blonay). De part et d’autre de la vallée, nous pouvons apercevoir une harde de chamois goutant paisiblement l’herbe des prés. Ses forêts de résineux, ses prairies verdoyantes, son relief ; sont les paysages typiques de notre Haut-Doubs.

Mairie - Les Combes

La Mairie

Ce batiment a été pendant des années une cure et devenu ensuite la Mairie.
La commune au moyen-age, les habitants sont soumis aux dîmes et redevances par les prieurs de Morteau.
Ils participent à la gestion municipale du val par le choix de deux prud'hommes, représentant leur quartier.
La population des hameaux les Combes, la Motte et la Colombière figure sur le recensement de 1490.
Comme les autres quartiers du Val, les Combes, appartiennent à l'avouerie confiée successivement au Montbeliard-Montfaucon au XIIème siècle et au XIIIème siècles, puis au comte de Neuchatel et de Fribourg, et enfin aux Marquis de Hochberg au XIVème et XVème siècles.
Les habitants sont soumis aux différents impôts, comme le droit de parcours du bétail, et de services comme le service d'armes.
Au XVème siècle, le passage des Suédois ensanglante le Val et en 1639 les razzias des suédois engendrent famine et peste.
En 1760, nous retrouvons tous les hameaux actuels de la commune sur la carte de Cassini: de Remonot au sud-ouest jusqu'au bas de la Motte.
Dès la seconde moitié du XVIIIème siècle, l'activité principale de la population est l'agriculture. Le commerce dans le Val est favorisé par de bons moyens de communication, en particulier par la route Morteau-Besançon, qui passait par la Motte.
En 1751, l'axe routier Morteau-Besançon (par entreroche) est ouvert. Son tracé est inchangé depuis.

L'église des Combes

Au 15ème siècle, les habitants de La Motte dépendent de la Paroisse de Morteau. Celle-ci est éloignée et très difficile d'accès en hiver. Le 18 juin 1669, l'Archevêque de Besançon leur donne l'autorisation d'ériger, au lieu dit « Bas de la Motte », une chapelle en bois avec un chœur en pierre de taille dédiée à Saint Placide et d'y faire dire la messe jusqu'à ce qu'ils puissent en construire une en pierre.
Aujourd'hui, une croix marque l'emplacement de ce premier édifice religieux.

En 1730, les habitants s'unissent et obtiennent l'édification d'une chapelle de secours à La Motte. Les fonds baptismaux sont construits en 1750. L'édifice en pierre de taille avec un clocher recouvert de clavin est dédié à Notre Dame des Ermites.
L'entrepreneur Joseph-Alexis Chopard est chargé de l'agrandissement d'une travée du côté du clocher en 1779-1780.
L'église fut ornée d'un autel en tilleul sculpté en 1746 par JB Boichard et d'une chaire à prêcher en chêne travaillée par Florentin Poyard et François Renaud en 1766. En 1775, une cloche fondue par Claude-Joseph Cupillard est installée au clocher.
Au deuxième quart du 18ème siècle, l'église fut détruite.

Pendant la tourmente révolutionnaire, la majorité de la population restera fidèle.

En 1846, l'entrepreneur Julio Balanche et l'architecte Painchaux reconstruisent l'église de La Motte avec des pierres provenant de la carrière de l'Arsure ; d'une longueur 30m et de largeur 12m, le clocher culmine a 33m et est surmonté d'un coq installé par M. Julien Faivre.

Les chapiteaux en stuc datent de la première moitié du 19ème siècle, les boiseries du chœur et de la nef de 1867.
L'autel du Saint Sacrement a été installé en 1870 et restauré en 1979.
Sur la tribune, la toile de la donation de Rosaire à Saint Dominique et à Sainte Catherine de Sienne date du 18ème siècle.

L'église est nommée La Nativité de Notre Dame.

La ferme classée

Cette ferme a été construite dans le troisième tiers du 18ème siècle dans sa totalité, y compris les décors et les éléments de la forge immeubles par destination, ainsi que la levée de grange, les murs des jardins et l'aisance devant la forge au côté gauche de la ferme, est classée monument historique et n'a pas changé d'emprise depuis 1816. C'était une ferme pour la polyculture avec une dominante pastorale qui répond bien au type de la ferme à tué du Hauts-Doubs. Outre le tué, elle conserve l'intégralité des dispositions d'habitation et d'exploitation, ainsi que l'essentiel d'un atelier de forgeron.

La Croix de la Mairie

Cette croix date du premier quart du XIXème siècle, en 1811. Elle commémore la retraite de 1811. elle est édifiée en pierre de taille en calcaire.

Les murgers

Date estimée XVII siècle, c'est un tas de pierres constitué à la suite de l'épierrage d'un champ et empilé plus ou moins organisé et rangé jusqu'à former de véritables petits murs, qui délimitent les parcelles de terrain.

Prochainement disponible

Le monument aux morts

Il a été édifié après la guerre en souvenir des soldats morts pour la France.
Il est constitué d'une grande pierre plate et d'un obélisque sculpté d'une couronne et d'un lys, surmonté d'une croix.
3 plaques de marbre blanc sont apposées sur 3 cotés, sur celle de face y est inscrit « A nos chers disparus de la guerre 1914-1919 », sur celles de coté est inscrit les noms des morts au champ d'honneur.
Chaque année au 11 novembre est célébré une cérémonie en l'honneur de ses héros, accompagnée par une harmonie et le chant des enfants de l'école.

Les calvaires

Les petites chapelles comprenants une vierge sont au nombre de 3 et étaient jadis des lieux de recueillements, de prières et de pélérinages. Tous les ans, les 3 jours précédants immédiatement le jeudi de l'ascension étaient celebrées « les jours de rogations » une procession à pied d'une chapelle à l'autre était organisé avec les habitants du village et le curé.

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